Avez-vous besoin d’évacuer votre colère ? Soyez prudent quant aux dommages que cette méthode peut causer à votre corps Dans notre vie quotidienne, nous rencontrons inévitablement diverses choses qui nous mettent en colère et furieux. Qu’il s’agisse de stress au travail, de conflits dans les relations interpersonnelles ou de déceptions dans la vie, la colère semble toujours être présente avec nous. Lorsque la colère frappe, de nombreuses personnes pensent inconsciemment que la meilleure façon est d’évacuer ces émotions négatives, sinon les garder dans votre cœur sera mauvais pour votre santé. Mais cette idée apparemment raisonnable a-t-elle réellement une base scientifique ? 1. Concept traditionnel : exprimer sa colère est-il une bonne chose ? Pendant longtemps, les gens ont généralement cru que la colère était une émotion négative qui devait être « nettoyée ». La théorie psychanalytique de Freud a profondément enraciné ce concept dans l’esprit des gens. Il a comparé la colère à une sorte de pression ou d’énergie qui, lorsqu’elle est accumulée à un certain niveau, doit être libérée par l’évacuation, sinon elle causera des dommages à la santé mentale. Cette théorie a été appelée au sens figuré « détoxification mentale », et tout comme un pot à vapeur a besoin d’une valve ouverte pour libérer la pression, on pense que l’évacuation de la colère réduit la tension intérieure et les conflits. Ce concept a également été largement utilisé dans la vie quotidienne. Lorsque de nombreuses personnes sont en colère, elles choisissent de crier, de frapper des objets ou même de parler à quelqu'un, dans l'espoir de « se débarrasser » de leur colère grâce à ces méthodes. Cependant, les dernières recherches scientifiques ont remis en question cette idée traditionnelle. 2. Dernières recherches : exprimer sa colère peut se retourner contre soi Des chercheurs de l’Université d’État de l’Ohio aux États-Unis ont publié une étude dans la revue Clinical Psychology Review. Après avoir analysé plus de 150 études portant sur 10 189 participants, ils ont découvert que le fait d’exprimer sa colère non seulement ne parvient pas à réduire efficacement la colère, mais peut même aggraver la situation. Des études ont montré que la génération de la colère est étroitement liée à des mécanismes physiologiques et psychologiques complexes. D'un point de vue physiologique, la colère déclenche rapidement la réponse de « combat ou fuite » du corps, entraînant des changements physiologiques tels qu'une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Cet état hautement activé physiologiquement est comme une machine qui chauffe instantanément. Il faut un certain temps pour se refroidir, il est donc difficile de se calmer rapidement. D’un point de vue psychologique, la colère est souvent étroitement liée aux valeurs, aux attentes et aux croyances d’une personne. Lorsque ces droits sont remis en question ou menacés, les individus peuvent éprouver de forts sentiments d’injustice et de victimisation, ce qui peut exacerber les sentiments de colère. De plus, en cas de colère, les zones du cerveau liées à la régulation des émotions (comme le cortex préfrontal) peuvent être soumises à une forte activation émotionnelle, affectant ainsi la prise de décision rationnelle et la capacité de régulation des émotions. L’étude a également révélé que les comportements qui expriment la colère (comme crier et frapper des objets) peuvent encore augmenter l’excitation physiologique et conduire à une colère accrue. Cela est dû au fait que ces comportements incitent le corps à libérer davantage de neurotransmetteurs (comme l’adrénaline), augmentant encore le rythme cardiaque et le rythme respiratoire, rendant le corps plus tendu. En d’autres termes, exprimer sa colère non seulement ne parvient pas à « détoxifier », mais peut au contraire amener le niveau de colère à « dépasser la limite supérieure ». 3. Pourquoi exprimer sa colère est-il contre-productif ? Augmentation de l'excitation physiologique Lorsque vous êtes en colère, le système nerveux sympathique du corps est activé, libérant une grande quantité de neurotransmetteurs, provoquant une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. À ce moment-là, si vous choisissez de « soulager le stress » par l’exercice ou la ventilation, cela augmentera encore le niveau d’excitation physiologique. Par exemple, crier ou frapper des objets peut tromper le corps en lui faisant croire qu’une réponse au stress plus forte est nécessaire, exacerbant ainsi la colère. Une mauvaise évaluation par le cerveau des recherches en neurosciences cognitives a révélé que les zones cérébrales activées par la douleur physique et la douleur émotionnelle se chevauchent fortement. Cela signifie qu’il est difficile pour le cerveau de faire la distinction entre un rythme cardiaque accéléré dû à l’exercice et une respiration rapide due à la colère. Par conséquent, le fait d’exprimer sa colère peut amener le cerveau à mal juger la situation et à intensifier encore davantage la colère. Manque de solutions rationnelles Lorsqu'ils sont en colère, les gens ont tendance à se concentrer sur le blâme des autres ou des circonstances extérieures plutôt que de rechercher des solutions constructives. Un tel comportement impulsif non seulement ne parvient pas à résoudre le problème, mais peut également provoquer davantage de conflits et d’émotions négatives. 4. Comment bien gérer la colère Puisque l’expression de la colère n’est pas une bonne option, comment pouvons-nous gérer correctement la colère ? Les recherches montrent que le seul moyen efficace de gérer la colère est de réduire l’excitation physiologique. Respiration profonde La respiration profonde est un moyen simple et efficace de ralentir votre rythme cardiaque et de réduire votre tension artérielle. En prenant de profondes respirations, nous pouvons inspirer plus d’oxygène et expulser le dioxyde de carbone du corps, permettant au corps de passer progressivement d’un état tendu à un état calme. Essayez d'inspirer lentement, de retenir votre respiration pendant quelques secondes, puis d'expirer lentement, répétez plusieurs fois et vous sentirez votre corps se détendre progressivement. Ferme les yeux. La colère est souvent causée par le sentiment de provocation, de menace et de danger. Ces stimuli pénètrent dans le cerveau par les sens et déclenchent une série de réactions physiologiques et psychologiques. Fermer les yeux peut couper la vision, le principal canal d’entrée d’informations, et réduire l’impact des stimuli externes sur le cerveau. Essayez la respiration profonde ou la méditation tout en fermant les yeux pour aider à réduire davantage vos niveaux d’excitation physiologique. Le simple fait de compter de 1 à 10 peut réduire efficacement l’excitation physiologique et ainsi soulager la colère. Compter est une technique pour détourner l’attention. Lorsque nous commençons à compter, notre attention se concentre sur les chiffres plutôt que sur la colère. Ce processus nous offre une période tampon, nous donnant la possibilité de réévaluer la situation et de trouver des stratégies d’adaptation plus efficaces. Relaxation et méditation La relaxation et la méditation peuvent réduire efficacement l'activité du système nerveux sympathique, encourager le système nerveux parasympathique à jouer un rôle plus important et rétablir l'équilibre du corps. Grâce à la méditation, nous pouvons nous concentrer sur ce que nous ressentons dans le moment présent au lieu d’être contrôlés par la colère. Exercice (mais pas pour se défouler) Bien que l’exercice intense puisse exacerber la colère, certains exercices de faible intensité (comme la marche et le yoga) peuvent aider à soulager la tension. Ces exercices peuvent favoriser la libération d’endorphines, qui sont des neurotransmetteurs qui font que les gens se sentent bien. La colère est une émotion difficile à éviter, mais la gérer est une science. Les expressions traditionnelles de la colère peuvent aggraver la colère. Au lieu de cela, la colère peut être gérée plus efficacement en réduisant l’excitation physiologique (comme prendre de grandes respirations, fermer les yeux, compter les nombres, etc.). La prochaine fois que vous vous sentez en colère, essayez ces techniques au lieu d’agir de manière impulsive. N’oubliez pas que la véritable gestion des émotions ne consiste pas à « évacuer la colère », mais à calmer votre corps et votre cerveau afin de pouvoir trouver des solutions plus rationnelles. Protégez votre santé physique et mentale. |
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